Les réseaux sociaux sont devenus un outil essentiel pour l’industrie de la santé. Un rapport de Pew Research révèle qu’environ la moitié des citoyens américains s’informent via les réseaux sociaux. Alors que de plus en plus de personnes se tournent vers les sources en ligne, l’importance des réseaux sociaux dans la santé ne peut être surestimée.
La pandémie de COVID-19 a entraîné un changement de paradigme radical dans la manière dont les gens trouvent et partagent des informations importantes. La méfiance envers les médias traditionnels existe depuis un certain temps déjà, un phénomène exploré dans le baromètre de confiance Edelman 2021.
L’étude a révélé que 59 % des Américains sont d’accord avec cette affirmation : « La plupart des organes de presse sont plus soucieux de soutenir une idéologie ou une position politique que d’informer le public. »
61 % des Américains pensent que « les médias ne réussissent pas à être objectifs et non partisans »
Et face à cette perte de confiance croissante du public envers les médias, de plus en plus de personnes se tournent vers Internet pour obtenir des conseils de santé.
Environ un tiers des personnes aux États-Unis s’auto-diagnostiquent en utilisant des informations en ligne, et la demande d’informations sur la santé sur les réseaux sociaux n’a jamais été aussi élevée. Il suffit de regarder les 4,3 millions de followers du CDC sur Twitter (en octobre 2021).
Ces tendances simultanées ont placé les professionnels de la santé dans une position délicate. Les réseaux sociaux détiennent la clé pour atteindre des millions de personnes avec des informations potentiellement vitales, mais s’ils sont mal utilisés, ils peuvent devenir un moteur de propagation de la désinformation.
Utiliser les réseaux sociaux pour l’éducation à la santé n’est pas une mince affaire. Outre la conformité HIPAA (Health Insurance Portability and Accountability Act), que nous aborderons plus tard, les prestataires de soins, les organisations et les marques ont la responsabilité unique d’interagir avec le public de manière éducative, opportune et pleine de tact.
Aujourd’hui, nous allons passer en revue l’importance de l’utilisation des réseaux sociaux dans le secteur de la santé et comment vous pouvez utiliser des techniques de content marketing pour atteindre de nouvelles audiences, entamer des conversations significatives et atteindre votre objectif n°1 : aider autant de personnes que possible.
L’importance et les avantages de l’utilisation des réseaux sociaux dans la santé :
Communiquer en temps de crise
31,4 % de la génération Z et des Millennials se sont tournés directement vers les réseaux sociaux comme source d’information sur le Coronavirus. Twitter, en particulier, est devenu le canal principal permettant aux organisations de partager les dernières nouvelles en temps de crise.
Un excellent exemple de réseaux sociaux stimulant le débat public lors d’une pandémie remonte à 2014 et à l’épidémie d’Ebola.
Entre le 28 juillet et le 19 septembre de cette année-là, 1 787 875 tweets ont été publiés au sujet de l’épidémie d’Ebola.
Plusieurs hashtags viraux tels que #EbolaWatch étaient en tendance sur Twitter et, par conséquent, les gens ont pris conscience de la gravité du virus.
De nos jours, nous observons la même tendance, bien qu’à une échelle beaucoup plus grande.
Les organisations de santé du monde entier ont investi les réseaux sociaux pour partager des informations cruciales pendant la pandémie de COVID-19.
L’UNICEF, par exemple, a utilisé l’espace de sa bannière Facebook pour montrer un enfant portant un masque de protection.
Un autre exemple est celui de NSW Health (Australie) utilisant Twitter pour informer le public de l’augmentation des cas de COVID-19 et encourager le respect des règles sanitaires.
Au-delà des nouvelles liées au COVID-19, les professionnels de santé peuvent utiliser les réseaux sociaux pour traiter d’autres crises, comme la récente épidémie de salmonellose.
Le CDC s’est exprimé sur Twitter en septembre pour partager des faits importants sur l’épidémie et expliquer comment détecter les symptômes de la salmonellose.
Dissiper la désinformation et calmer l’hystérie
Ce n’est une surprise pour personne : les réseaux sociaux sont un terreau fertile pour la désinformation. Le problème est si répandu que même le président Biden a publié une déclaration affirmant : « Ils tuent des gens. La seule pandémie que nous avons est celle des non-vaccinés. Et ils tuent des gens… ».
Avec tant de fausses informations en circulation, en particulier concernant les vaccins COVID-19, le public devient plus ouvert à l’idée d’une intervention gouvernementale pour restreindre la désinformation en ligne.
Un sondage Pew Research a révélé que 48 % des Américains soutiennent la censure des fausses données par le gouvernement, un chiffre en hausse par rapport aux 39 % de 2018.
Face à la méfiance généralisée du public, les professionnels de la santé investissent les réseaux sociaux pour briser les mythes et éteindre l’hystérie.
Austin Chiang, M.D., gastro-entérologue et directeur du programme bariatrique endoscopique aux hôpitaux universitaires Thomas Jefferson, est devenu une sensation virale sur les réseaux sociaux. Ses vidéos TikTok, dans lesquelles il aborde des sujets allant de la perte de poids au dépistage du cancer du côlon, accumulent régulièrement des centaines de milliers de vues.
Les Nations Unies sont allées sur Twitter pour sensibiliser à « l’infodémie » provoquée par le COVID-19.
En raison de la forte demande d’informations opportunes et fiables sur le COVID-19, l’OMS a créé le réseau d’information sur les épidémies (EPI-WIN), un canal qui combat directement la désinformation.
Des pays comme l’Ouganda ont été témoins d’une hystérie collective lorsque les premiers cas de COVID ont frappé le pays. Certaines communautés croyaient que le virus était causé par des mauvais esprits et même par les réseaux mobiles 5G.
Le gouvernement ougandais a utilisé des canaux comme la radio et les réseaux sociaux pour dissiper les rumeurs et partager des faits exacts.
L’OMS s’est également associée à WhatsApp pour lancer des services de messagerie dédiés dans plusieurs langues afin de partager des informations critiques sur le COVID-19.
Renforcer la confiance avec le public
Dans l’ensemble, la plupart des adultes américains ont une perception positive des médecins et des professionnels de la santé. Même au milieu de la pandémie et de la faible confiance du public dans les institutions clés, environ 74 % des adultes américains croient que les médecins ont à cœur l’intérêt de leurs patients.
Il est donc étrange que près d’un Américain sur cinq n’ait pas vu de médecin depuis plus de cinq ans. Bien que le coût élevé des soins médicaux aux États-Unis soit certainement un facteur incitatif, 26 % des Américains ont toujours une opinion neutre ou négative des professionnels de la santé.
Ainsi, lorsqu’un pourcentage substantiel de la population ne se déplace même pas pour un simple contrôle, il est nécessaire que les professionnels de la santé interagissent avec les citoyens, surtout pendant la pandémie actuelle.
Les réseaux sociaux peuvent être un excellent canal pour instaurer la confiance avec le public et aider les patients à se sentir plus à l’aise.
Voici quelques conseils pour votre stratégie social media que vous pouvez utiliser pour renforcer la confiance avec votre audience :
- Social listening (L’écoute sociale). Le social listening est le processus de collecte de données à partir des réseaux sociaux pour mieux comprendre qui parle de vous et ce qu’ils ressentent. Cela vous permet de mesurer les retours spontanés et honnêtes. Quelque chose d’aussi simple que de passer du temps dans les commentaires pour répondre aux questions ou aux avis peut faire des merveilles.
- Éduquer avec du contenu vidéo. La vidéo est reine sur les réseaux sociaux. L’algorithme l’aime et les gens l’aiment. Le marketing vidéo augmente la notoriété de la marque de 54 % et génère une meilleure mémorisation de la marque. La vidéo est toujours un excellent moyen de mettre en avant votre personnalité, donnant à votre organisation une personnalité de marque, ce qui contribue directement à instaurer la confiance.
Surveiller les débats publics
La beauté des réseaux sociaux est que tout le monde a une voix. Rendez-vous simplement dans la section commentaires d’une grande organisation de santé et il y a de fortes chances que vous voyiez des centaines, voire des milliers de personnes exprimer leurs opinions.
Si vous cherchez à participer à la discussion ou à découvrir de nouveaux sujets susceptibles d’intéresser les gens, les réseaux sociaux peuvent être exceptionnellement utiles.
Parcourir des hashtags comme #grippe ou #covid19 peut révéler à quel point le sentiment public sur des questions comme les vaccins peut différer de ce à quoi on pourrait s’attendre traditionnellement.
Allez sur Facebook et vous verrez à quel point les discussions concernant le COVID sont virulentes. Ce post de l’OMS a reçu 2 500 commentaires, dont beaucoup provenaient de personnes s’affrontant sur le sujet de la vaccination.
Des sujets comme les vaccins peuvent être très sensibles, mais en tant que professionnel de la santé, il est important d’utiliser vos connaissances pour partager des faits objectifs qui peuvent potentiellement sauver une vie.
Sensibiliser le public
Même si la pandémie de COVID-19 est actuellement la crise la plus répandue, d’autres causes importantes méritent également d’être portées à l’attention du public.
Les réseaux sociaux sont un canal clé que les prestataires de santé peuvent utiliser pour fournir des informations fiables concernant les problèmes de santé, qu’ils soient nouveaux ou récurrents.
Avec de plus en plus de personnes choisissant de se faire vacciner contre le COVID-19, les organisations utilisent les réseaux sociaux pour sensibiliser à l’importance des vaccins dans leur ensemble.
En 2018, Matt Damon et sa fondation Water.org ont créé une vidéo mettant en lumière les réactions de personnes sans méfiance dans des restaurants lorsqu’on leur annonçait que l’eau ne serait pas disponible pendant six heures.

La vidéo a été partagée par Ellen DeGeneres, a accumulé un demi-million de vues et a réussi à attirer l’attention des gens sur le fait que les femmes dans les pays en développement doivent attendre jusqu’à six heures pour collecter de l’eau chaque jour.
L’OMS utilise des plateformes comme Facebook pour lutter contre des problèmes socio-économiques et psychologiques comme l’âgisme, la dépression et la violence domestique.
Maintenant que nous savons pourquoi il est important d’utiliser les plateformes sociales pour la santé, passons en revue quelques conseils pratiques que vous pouvez utiliser dans votre stratégie de contenu pour atteindre de nouvelles personnes et interagir avec la communauté.
Réseaux sociaux et marketing de la santé : 3 bonnes pratiques pour atteindre de nouvelles audiences
Partager des informations provenant de sources tierces
Tout le monde n’a pas les ressources nécessaires pour créer la tonne de contenu requise pour alimenter plusieurs comptes de réseaux sociaux.
De plus, de nombreux professionnels de la santé prennent connaissance de nouvelles informations et des meilleures pratiques grâce à des conférences et des articles de recherche, des ressources auxquelles le grand public n’a pas forcément accès facilement.
C’est là que le partage d’informations tierces peut s’avérer utile ; non seulement pour étoffer votre contenu existant, mais aussi pour asseoir votre expertise dans votre domaine.
Lors de la curation de contenu en tant que professionnel de santé, la préoccupation numéro un doit être la source.
Nous avons abordé la désinformation et le manque de fiabilité plus tôt, et comment le partage d’informations provenant d’autorités de confiance peut aider à enrayer ces problèmes.
Lords de la recherche de contenu tiers, assurez-vous de vérifier la source deux, voire trois fois. Toute nouvelle découverte vers laquelle vous faites un lien doit provenir d’associations professionnelles, de revues médicales ou d’organisations gouvernementales.
Les lecteurs RSS comme Feedly peuvent vous aider à collecter et catégoriser le contenu de vos sources favorites.
Des sites web comme Medscape, une organisation qui fournit des conclusions éducatives pour les professionnels de la santé, peuvent vous donner des idées fraîches chaque fois que vous traversez une panne d’inspiration.
Vous pouvez utiliser des outils comme Kontentino pour organiser tout ce contenu dans un calendrier intuitif et même programmer des posts pour une publication ultérieure.
Organiser des sessions de questions-réponses (Q&A)
Les réseaux sociaux offrent aux professionnels de la santé des moyens nouveaux et uniques d’atteindre le public et de répondre à ses questions brûlantes. Par exemple, l’Organisation mondiale de la santé a collaboré avec Sprinklr pour développer un chatbot Facebook Messenger alimenté par l’IA qui offre des informations instantanées et précises sur le COVID-19.
Le service d’alerte santé de l’OMS sur WhatsApp a déjà atteint plus de 12 millions de personnes, dont beaucoup se trouvaient dans les régions les plus durement touchées par le coronavirus.
Les professionnels de la santé peuvent également utiliser les livestreams pour mieux interagir avec leur audience. De nombreux praticiens participent à des webinaires de santé en direct pour aider les patients à détecter les symptômes de problèmes de santé, discuter des traitements et partager les protocoles d’urgence standard.
Utiliser la publicité pour atteindre les bonnes données démographiques
Certains problèmes de santé affectent certaines données démographiques plus que d’autres. Si vous cherchez à sensibiliser un certain groupe d’âge, un genre ou même un niveau de revenu spécifique, l’utilisation de publicités ciblées peut être un excellent moyen d’atteindre les personnes concernées.
Facebook est de loin le réseau social le plus populaire pour les annonceurs en raison de la portée énorme de la plateforme (2,8 milliards d’utilisateurs) et de la possibilité pour les annonceurs d’utiliser des publicités ciblées pour atteindre pratiquement n’importe qui.
Voici les principales options de ciblage fournies par Facebook via sa plateforme :
1. Âge, lieu et genre. Ce sont les trois options de ciblage général les plus populaires que les annonceurs utilisent pour affiner leur audience.
2. Ciblage démographique. Cette option vous permet de segmenter les personnes en fonction de leur éducation, de leur statut financier, de leur emploi ou carrière, de leurs opinions politiques, de leur affinité ethnique, de leur génération et même des événements marquants de leur vie.

3. Ciblage par centres d’intérêt. Le ciblage par intérêts est incroyablement utile pour trouver des personnes qui ont exprimé un intérêt pour des pages Facebook ou des sujets pertinents. Assurez-vous simplement de combiner différentes options de ciblage afin que votre audience ne soit pas trop large.
Les réseaux sociaux pour la santé aident les gens en fournissant des informations importantes
Les réseaux sociaux ont transformé le paysage de la santé. Avec autant d’outils à votre disposition, aider les gens grâce au pouvoir de l’information n’a jamais été aussi facile. Que vous cherchiez à éradiquer la désinformation, à sensibiliser aux problèmes de santé émergents ou à fournir un soutien post-traitement aux patients, nous espérons que ce guide vous donnera ce dont vous avez besoin pour vous lancer.











